La lecture des Archives Akashiques

Un fauteuil vide baigné d'un rayon de lumière dorée dans une pièce sombre, au milieu de particules en suspension.

dans l'espace du Coeur

Une rencontre, des questions, et parfois une autre manière de comprendre son histoire.

Dans un précédent Feu Partagé, je vous invitais à découvrir les Archives Akashiques, cet immense champ de mémoire qui conserve les empreintes de nos expériences, de nos pensées, de nos émotions et du cheminement de chaque âme.

Nous avons parlé du cinquième élément, de l’éther, de la mémoire universelle, des vies passées, des futurs potentiels et de cette possibilité d’accéder à un espace que beaucoup considèrent encore comme mystérieux.

Mais une fois que nous avons compris, au moins dans ses grandes lignes, ce que représentent les Archives Akashiques, une autre question apparaît assez naturellement.

À quoi cela peut-il bien nous servir ?

Et surtout, que se passe-t-il réellement lorsque nous décidons de vivre une lecture ?

Parce que si cet espace peut sembler immense, presque difficile à imaginer, l’expérience d’une lecture commence finalement par quelque chose de beaucoup plus simple.

Une rencontre.

Pourquoi consulter ses Archives Akashiques?

Je crois que nous avons tous, à certains moments de notre existence, rencontré des situations que nous ne parvenions pas complètement à comprendre.

Une relation qui semble répéter les mêmes difficultés, une peur dont nous ne saisissons pas l’origine, un événement qui continue à occuper une place importante dans notre vie alors même que les années ont passé, ou simplement ce sentiment que quelque chose nous appelle à regarder un peu plus loin que ce que nous connaissons déjà de nous-mêmes.

Parfois, nous avons essayé de comprendre avec notre tête, nous avons beaucoup réfléchi, parlé, analysé, peut-être même exploré notre histoire sous différents angles.

Et pourtant, quelque chose semble encore nous échapper.

Mais il n’est pas nécessaire de traverser une difficulté pour souhaiter consulter ses Archives Akashiques.

On peut aussi venir par curiosité, par envie de mieux se connaître, de comprendre ce qui nous entoure, d’explorer une question en lien avec son chemin de vie, ses relations, ses choix, ou simplement parce que cette pratique, ou un sujet en particulier nous intrigue et que nous avons envie d’aller au-delà.

On n’a pas besoin d’aller mal pour avoir envie de découvrir quelque chose ! Imaginez, par exemple, un dentiste qui aurait appris à ouvrir ses propres Archives Akashiques et qui choisirait de le faire avant une intervention. Non pas pour remplacer les connaissances, l’expérience ou les compétences qu’il a acquises dans son métier, mais pour explorer autrement ce qu’il connaît déjà, en laissant une place à son intuition, à son inspiration et peut-être à des éclairages qu’il n’aurait pas envisagés jusque-là.

Cette possibilité ne concerne pas uniquement le domaine professionnel. Nous pouvons aussi explorer nos talents, nourrir un projet, accompagner un élan créatif ou simplement découvrir de nouvelles possibilités. Car pourquoi faudrait-il nécessairement rencontrer une difficulté pour avoir envie d’élargir notre compréhension de nous-mêmes et du monde qui nous entoure ?

Dans une lecture, il arrive que nous commencions par une situation tout à fait concrète, presque ordinaire, et que le questionnement nous conduise vers une compréhension beaucoup plus vaste que celle que nous cherchions au départ.

Une difficulté relationnelle peut, par exemple, nous inviter à regarder notre rapport à l’abandon, à la confiance, à l’attachement ou à certaines croyances que nous entretenons depuis longtemps.

Une situation qui nous semble profondément injuste peut prendre un éclairage différent lorsqu’elle est explorée à travers ce que nous appelons la lentille karmique.

Et parfois, une question que nous pensions avoir parfaitement formulée nous conduit à découvrir que ce que nous cherchions réellement se trouvait un peu ailleurs.

C’est d’ailleurs pour cela que je trouve cet art de l’exploration particulièrement intéressante. Elle ne nous demande pas nécessairement de savoir à l’avance ce que nous allons découvrir. Elle nous invite d’abord à oser questionner.

Une lecture commence avant l'ouverture des Archives

Lorsque quelqu’un prend rendez-vous pour une lecture des Archives Akashiques, il arrive qu’il connaisse déjà cet univers. Dans le cas contraire, nous prenons simplement le temps d’en parler, afin qu’il puisse comprendre ce que nous allons explorer ensemble.

Je lui transmets ensuite un document qui présente les Archives Akashiques, les dispositions dans lesquelles aborder cette rencontre et, surtout, le consentement qu’il lui faudra lire, signer et me retourner avant notre rendez-vous.

Et ce consentement n’est pas une simple formalité administrative.

En réalité le prénom, le nom et la signature de la personne constituent les clés encodées permettant d’accéder à ses Archives. Sa signature représente donc bien davantage qu’un accord écrit : elle exprime son autorisation consciente à entrer dans cet espace qui lui appartient.

Il lui est également demandé de préparer à l’avance les questions qu’elle souhaite explorer, mais avec une particularité importante : je lui demande de ne pas me les communiquer avant la lecture.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que je ne souhaite pas connaître son histoire ou ses interrogations à l’avance, afin de préserver autant que possible cette posture de neutralité qui m’est essentielle dans la transmission. Nous reviendrons d’ailleurs un peu plus loin sur cette notion d’être au service.

Quelques recommandations accompagnent également cette préparation, notamment celle de rester sobre durant les vingt-quatre heures précédant notre rencontre, sans alcool ni substances récréatives altérant la conscience, et d’éviter le tabac juste avant la séance. Les traitements médicaux prescrits sont naturellement poursuivis.

Ces précautions sont essentielles car elles participent à la qualité de la connexion. Les informations peuvent être reçues à travers nos différents sens, nos perceptions et nos ressentis, et certaines influences sont susceptibles de créer ce que nous appelons des schémas d’interférence, aussi bien du côté du consultant que de la personne qui vient explorer ses Archives.

Mais il existe aussi une autre dimension, plus subtile, de cette préparation. Il arrive que des personnes constatent, parfois avant même notre rendez-vous, que quelque chose semble déjà se mettre en mouvement dans leur vie. Un rêve, une synchronicité, une situation qui vient soudainement attirer leur attention… C’est un peu comme si, dès lors que la personne avait consciemment choisi de vivre cette rencontre, l’énergie des Maîtres et Enseignants d’Akasha pouvait commencer à s’ajuster à elle, à l’accompagner dans ce processus qui s’ouvre. Et ce mouvement peut se poursuivre également après la lecture.

Mais je tiens à le préciser : il n’y a rien à attendre, rien à rechercher, et encore moins de manifestation particulière à provoquer. Chaque expérience est singulière, et vouloir à tout prix observer quelque chose pourrait justement nous éloigner de ce qui se présente naturellement.

Le jour de notre rencontre, nous prenons le temps de nous poser et d’ouvrir cet espace sacré.

La suite appartient à chaque rencontre. Et si chacune emprunte son propre chemin, elles ont toutes quelque chose en commun : l’art du questionnement.

L'art du questionnement : bien plus que poser des questions

L’art du questionnement occupe une place essentielle. Et lorsque je parle d’art, ce n’est pas un hasard. Parce que poser une question n’est pas simplement demander une réponse.

C’est ouvrir un chemin.

Imaginez que vous posiez une question à laquelle il serait possible de répondre uniquement par oui ou par non.

Vous obtiendrez peut-être une réponse très précise, mais qu’en aurez-vous réellement compris ?

Pas nécessairement grand-chose !

En revanche, si vous commencez à demander pourquoi, comment, dans quelles circonstances, ce qui se joue dans une situation ou ce qu’il pourrait être intéressant de comprendre autrement, alors vous ouvrez de nouvelles possibilités d’exploration.

Une première réponse peut en appeler une deuxième, qui nous conduit à une autre question, puis à quelque chose que nous n’avions absolument pas envisagé au départ.

Et c’est souvent là que l’exploration devient particulièrement intéressante et prend son sens. 

Je crois qu’il est important de comprendre qu’une lecture des Archives Akashiques n’est pas un moment pendant lequel une personne pose quelques questions et attend simplement que toutes les réponses lui soient données.

C’est un échange vivant.

La personne qui consulte participe elle aussi à cette exploration.

Elle peut demander à approfondir une information, à reformuler une question, à suivre une nouvelle direction ou à revenir sur quelque chose qui lui semble important.

Et si une réponse paraît incomplète, pourquoi s’arrêter là ?

Pourquoi ne pas demander davantage de clarté, explorer ce qui vient d’être évoqué, regarder ce que cette réponse ouvre comme nouvelles possibilités ?

Bien entendu, il ne s’agit pas de poser des questions jusqu’à obtenir la réponse que nous aimerions entendre.

Il s’agit de rester curieux, disponible et ouvert à ce qui se présente.

Car il y a parfois une immense différence entre recevoir une information et en explorer véritablement la profondeur.

Être au service, plutôt que vouloir aider

Il y a une notion qui me semble fondamentale lorsque nous parlons de lecture des Archives Akashiques, et qui va bien au-delà de la capacité à ouvrir cet espace ou à recevoir des informations.

C’est celle d’être au service.

Et je crois que cette notion mérite que nous nous y arrêtions un instant, parce qu’être au service de quelqu’un n’est pas nécessairement la même chose que vouloir l’aider.

Je m’explique.

Imaginez une personne qui, au fil de sa vie, a traversé de nombreuses difficultés, qui a peut-être manqué d’amour, d’attention ou simplement d’une main tendue à certains moments importants de son histoire.

Cette personne peut développer, en grandissant, une immense capacité à prendre soin des autres, à les écouter, à les accueillir, à leur offrir précisément ce dont elle-même aurait tant eu besoin.

Et c’est magnifique.

Mais si nous regardons ce mouvement un peu plus profondément, nous pouvons aussi nous demander d’où vient cet élan.

Est-ce que cette personne tend la main à l’autre parce que c’est ce dont l’autre a véritablement besoin, ou parce qu’elle lui offre, parfois inconsciemment, ce qu’elle aurait elle-même aimé recevoir ?

Vous voyez la nuance ?

Dans les deux cas, le geste peut être exactement le même.

Mais dans le second, il peut aussi exister une forme de réparation personnelle qui cherche à s’accomplir à travers l’autre.

Et c’est précisément l’une des manières dont notre ego peut se manifester.

Car l’ego n’est pas seulement cette part de nous qui cherche à avoir raison, à être reconnue, à contrôler ou à se protéger. Il se construit également à travers notre histoire, nos blessures, nos expériences et les réponses que nous avons développées pour continuer à avancer.

Il peut se glisser jusque dans nos plus belles intentions.

Alors, imaginez ce qui peut se passer au cours d’une lecture des Archives Akashiques si celui qui reçoit les messages cherche inconsciemment à sauver, protéger, rassurer ou réparer la personne qui se trouve devant lui.

À quel moment commence-t-il à transmettre ce qu’il reçoit, et à quel moment commence-t-il à transmettre ce qu’il aurait lui-même aimé entendre ?

C’est là que commence, à mes yeux, la véritable responsabilité du consultant.

Le siège de l'observateur

Il y a, dans les enseignements que j’ai reçus auprès de Don Ernesto Ortiz, une notion à laquelle j’accorde une importance toute particulière : celle du siège de l’observateur.

Derrière cette expression se trouve un véritable apprentissage de la présence à soi, une manière de demeurer dans l’espace du cœur tout en restant conscient de ce qui peut se manifester en nous.

Car lorsque nous recevons une information, notre propre histoire n’est jamais très loin. Nos pensées, nos émotions, nos croyances et parfois même nos plus belles intentions peuvent venir influencer notre manière de percevoir ce qui se présente.

Apprendre à reconnaître ces mouvements intérieurs, sans les juger ni se laisser entraîner par eux, fait partie intégrante du cheminement du consultant.

C’est un travail qui demande du temps, de la pratique et surtout une profonde honnêteté envers soi-même.

Et c’est précisément depuis cet espace d’observation que je cherche à demeurer au service de la transmission, sans laisser ma propre histoire prendre la place de celle de la personne qui se trouve devant moi.

Devenir un canal clair

J’aime utiliser une image assez simple pour expliquer le rôle du consultant en Archives Akashiques.

Celle d’un tuyau.

La prière sacrée permet d’établir la connexion et, à partir de là, les messages peuvent circuler à travers nous.

Mais encore faut-il que ce tuyau soit parfaitement propre !

Car si nous y laissons nos propres croyances, nos blessures, nos attentes, nos peurs ou nos interprétations, nous risquons de colorer ce qui nous est transmis.

Et c’est peut-être là que se trouve l’une des différences fondamentales dans la qualité d’une lecture : non pas seulement dans la capacité à recevoir des informations, mais dans le travail que le consultant réalise sur lui-même pour ne pas les déformer.

Un travail qui demande de la pratique, de l’humilité et une vigilance permanente.

Pour ma part, je distingue assez clairement l’intuition du mental.

L’intuition se manifeste souvent comme un mouvement intérieur, quelque chose qui vient du ventre, parfois du bas-ventre, sans passer nécessairement par une réflexion ou un raisonnement.

Le mental, lui, est davantage lié à la tête, à notre manière de construire des histoires, de comparer, d’associer les informations à notre propre vécu.

Mais lorsque nous recevons un message dans les Archives Akashiques, les choses deviennent plus subtiles.

Parce que les messages peuvent emprunter différentes voies.

Parfois ce sont des mots, des images, des sons, des couleurs, des sensations ou des émotions. Parfois une compréhension qui apparaît soudainement, sans que nous sachions immédiatement comment elle s’est formée.

Et ces informations peuvent se présenter aussi bien à travers notre intuition que sous une forme qui semble venir de notre mental.

Ce n’est donc pas uniquement leur forme qui importe. C’est la posture depuis laquelle nous les accueillons.

Il y a d’ailleurs une distinction importante à faire entre l’exploration de nos propres Archives et la lecture que nous réalisons pour une autre personne.

Lorsque j’explore mes propres Archives, je peux chercher à comprendre ce que les informations reçues signifient pour moi, les mettre en relation avec mon histoire et approfondir ma propre interprétation.

Mais lorsque j’ouvre les Archives d’une autre personne, ma responsabilité est différente.

Mon rôle est alors d’être au service de la transmission, de recevoir et de transmettre sans y mêler ma propre interprétation.

Car ce qui se présente ne m’appartient pas. Et ce n’est pas à moi de décider du sens que ces informations prendront dans la vie de la personne qui les reçoit.

Si une image apparaît, je n’ai pas à inventer ce qu’elle signifie. Je la décris. 

Si un mot se présente, je n’ai pas à chercher un autre mot parce que celui-ci me semble plus joli, plus rassurant ou plus facile à comprendre. Je le transmets.

Et si une information me semble difficile à communiquer, je peux demander aux Maîtres et aux Enseignants une autre manière de la formuler, plutôt que de décider moi-même de ce qu’il faudrait dire.

Il y a une différence essentielle entre transmettre ce qui se présente et vouloir lui donner un sens à la place de l’autre.

Et cela demande aussi de la confiance.

Confiance dans la transmission, dans la pratique, dans le fait que tout n’a pas besoin d’être immédiatement clair ou compréhensible.

Mais confiance ne signifie pas absence de discernement.

Il ne s’agit pas de considérer chaque information comme une vérité incontestable, ni de demander à la personne de croire ce qu’elle reçoit.

Il s’agit de rester fidèle à ce qui se présente, tout en lui laissant la liberté d’explorer, de questionner et de reconnaître ce qui trouve ou non une résonance dans son expérience.

Les Points de Grâce : lorsque le corps participe à l'exploration

Il peut arriver également qu’au cours d’une lecture, nous fassions appel à un autre outil transmis dans les enseignements des Archives Akashiques : les Points de Grâce.

Mais avant de parler des points eux-mêmes, peut-être faut-il dire quelques mots sur ce que nous appelons la Grâce. La Grâce c’est comme un amour, une faveur accordée librement par Dieu, l’Esprit ou la Source. Quelque chose que nous n’avons pas à mériter ou à conquérir, mais auquel nous pouvons choisir de nous ouvrir.

Les Points de Grâce nous invitent justement à explorer cette dimension d’une manière différente, en donnant au corps, au ressenti et à l’intention une place dans notre cheminement.

Il arrive ainsi, lorsque cela trouve naturellement sa place dans une lecture, que la personne en fasse l’expérience.

Et parfois, ce qui semblait retenu, enfoui ou difficile à exprimer trouve une autre voie pour se manifester. Comme si certaines mémoires pouvaient se rencontrer autrement que par les mots.

Un espace de sagesse et de guérison

Il existe une dimension essentielle dans les enseignements des Archives Akashiques que je n’ai pas encore véritablement évoquée : celle de l’amour inconditionnel.

Les Maîtres et Enseignants d’Akasha sont associés à cette qualité d’amour, à un accueil profond, sans jugement sur ce que nous sommes, sur les expériences que nous avons traversées ou sur les choix que nous avons pu faire.

Je trouve cette notion particulièrement précieuse, parce qu’elle nous invite à regarder notre propre histoire autrement. Non pas pour excuser, nier ou effacer ce qui a été vécu, mais pour commencer à le rencontrer depuis un espace où il n’est plus nécessaire de se condamner, de se défendre ou de chercher à devenir quelqu’un d’autre pour mériter d’être accueilli.

Et cela m’amène à un autre mot que j’utilise volontiers lorsque je parle des Archives Akashiques : celui de guérison.

Je sais que ce mot peut prendre des significations très différentes selon l’histoire, les croyances et les expériences de chacun. Lorsque nous en parlons, nous pensons souvent à la disparition d’une maladie, d’un symptôme ou d’une douleur physique.

Mais il existe bien d’autres formes de souffrance dans une vie.

Certaines sont liées à une expérience, à une relation, à une histoire que nous continuons à porter longtemps après que les événements se sont produits.

Nous pouvons avoir tout compris intellectuellement, avoir beaucoup parlé de cette situation, avoir essayé de lui donner du sens… et pourtant continuer à souffrir lorsque nous y repensons. Pourquoi ?

Simplement parce que comprendre avec notre tête et intégrer profondément une compréhension ne sont pas toujours la même chose. Nous pouvons rester attachés à une histoire, à une interprétation, à une croyance ou à ce que nous pensions qu’une situation aurait dû être. Et cet attachement peut parfois continuer à nourrir la souffrance, bien après que l’événement lui-même appartient au passé.

Alors, imaginez un instant qu’une autre compréhension devienne possible.

Pas simplement une explication supplémentaire que nous allons ajouter à toutes celles que nous possédons déjà, mais un véritable changement de regard, quelque chose qui vient modifier en profondeur la manière dont nous vivons cette histoire.

L’événement n’a pas changé.

Ce qui s’est passé s’est passé.

Mais ce que nous en comprenons, la place que cela occupe dans notre existence et ce à quoi nous restions attachés peuvent, eux, profondément se transformer.

Et parfois, lorsque la croyance se défait, lorsque l’attachement perd sa raison d’être, la souffrance qui lui était associée peut tout simplement disparaître.

Non pas parce que nous aurions oublié ce qui s’est passé, ni parce que nous aurions décidé de faire comme si cela n’avait jamais existé. Mais parce que cette histoire ne nous habite plus de la même manière. Elle appartient toujours à notre passé, sans nécessairement continuer à diriger notre présent.

C’est aussi en ce sens que je parle des Archives Akashiques comme d’un espace de sagesse et de guérison. Un espace dans lequel une prise de conscience peut parfois ouvrir quelque chose que nous n’étions pas parvenus à rencontrer autrement.

Bien entendu, toute souffrance ne repose pas sur une croyance ou un attachement, et une lecture ne garantit pas qu’elle disparaîtra. Elle ne remplace pas non plus un accompagnement médical ou psychologique lorsque celui-ci est nécessaire.

Mais je crois profondément que certaines compréhensions peuvent transformer notre manière de vivre.

Car ce n’est pas en refusant de voir une réalité, ou en faisant comme si elle n’existait pas, que nous allons la changer. En revanche, la posture depuis laquelle nous choisissons de la regarder peut parfois nous permettre de sortir du déni, de reconnaître ce qui est, et de commencer à l’accueillir autrement.

Et il arrive que ce changement de regard soit si profond que ce qui occupait jusque-là une place douloureuse dans notre histoire perde peu à peu son emprise sur nous.

Ce qui s’est passé ne change pas. Mais la manière dont cela continue de vivre en nous, elle, peut profondément se transformer.

Je trouve que c’est une possibilité magnifique.

Et après la lecture ?

Lorsque notre lecture arrive à son terme, je procède à la fermeture des Archives Akashiques. Cet espace sacré que nous avons ouvert ensemble se referme, mais cela ne signifie pas nécessairement que tout ce qui s’y est partagé a fini de résonner.

Une lecture dure généralement entre une heure et une heure et demie. Durant cette rencontre, la personne peut prendre des notes ou choisir d’enregistrer nos échanges, afin de pouvoir y revenir lorsqu’elle en ressentira l’envie ou le besoin.

Et je trouve cette possibilité particulièrement intéressante, car nous ne sommes pas toujours disponibles de la même manière à ce que nous recevons au moment où nous le vivons.

Au fil de notre propre cheminement, notre regard évolue, nos compréhensions s’approfondissent et ce qui nous semblait parfois difficile à saisir peut commencer à prendre une autre dimension. Une phrase entendue presque distraitement peut soudainement nous parler quelques jours plus tard. Une information peut rester longtemps sans véritable signification, puis trouver un écho à l’occasion d’une rencontre, d’un événement ou d’une expérience nouvelle. Parfois après quelques semaines, parfois plusieurs mois, parfois même des années.

Cela ne signifie pas pour autant que chaque réponse finira nécessairement par trouver un sens. Certaines informations peuvent simplement ne pas nous correspondre, et nous sommes parfaitement libres de les laisser de côté.

Mais cela nous rappelle que notre compréhension n’est jamais figée et qu’elle peut évoluer au même rythme que notre propre existence.

Et puis, au-delà de ce que nous avons reçu ou compris, il reste une dimension qui me paraît fondamentale : ce que nous choisissons d’en faire.

Parce qu’une lecture, aussi profonde soit-elle, ne vit pas notre vie à notre place. Elle ne prend pas nos décisions, ne fait pas nos choix et ne nous dispense jamais de notre propre discernement.

Et c’est, je crois, une distinction essentielle.

Une lecture des Archives Akashiques n’a pas pour vocation de devenir une guidance extérieure à laquelle nous devrions nous référer chaque fois qu’une décision se présente. Bien au contraire, elle peut nous inviter à retrouver progressivement confiance dans cette capacité qui nous appartient déjà : ressentir, comprendre, discerner et choisir par nous-mêmes.

Car la véritable richesse d’une rencontre ne réside peut-être pas seulement dans les réponses que nous recevons, mais aussi dans ce qu’elles nous permettent de reconnaître en nous.

Alors oui, une lecture peut nous apporter un éclairage, ouvrir une compréhension, nous inviter à regarder une situation, notre histoire ou certaines possibilités sous un angle que nous n’avions pas encore envisagé.

Mais ensuite ?

Ensuite, c’est notre vie qui continue.

Avec ce que nous avons découvert, ce que nous avons compris, ce qui demande encore à être exploré et les choix que nous souhaitons faire.

Et cela me ramène finalement à ce qui constitue, pour moi, l’une des plus belles dimensions de cette pratique.

 

Être au service ne signifie pas être responsable de ce que l’autre comprendra, mais être responsable de la qualité de présence et de transmission que nous lui offrons.

 

Car les Archives Akashiques ne sont pas, à mes yeux, un espace dans lequel quelqu’un viendrait détenir les réponses à la vie d’un autre.

C’est un espace de rencontre, de questionnement et d’exploration, dans lequel chacun conserve sa place.

Le consultant se met au service de la transmission.

La personne se met à l’écoute de ce qui se présente.

Et entre les deux, il y a cette possibilité, parfois discrète, parfois profondément bouleversante, de rencontrer quelque chose de soi que nous n’avions pas encore réussi à voir. Peut-être est-ce finalement cela qui me touche le plus dans une lecture des Archives Akashiques.

Non pas seulement ce que nous pouvons y découvrir.

Mais ce que cette découverte nous permet, parfois, de vivre autrement.

Et si nous poursuivions cette exploration ensemble ?

Peut-être que ces quelques mots auront éveillé une curiosité, fait naître une question, ou simplement donné envie de découvrir par vous-même ce que peut être une lecture des Archives Akashiques.

Si vous ressentez cet appel, je serai heureux de vous accueillir pour une rencontre, dans le respect de votre cheminement et de ce qui vous amène.

Pour prolonger la découverte

Si vous souhaitez poursuivre cette exploration à votre rythme, je vous invite également à découvrir deux autres Feux Partagés :

Archives Akashiques : explorer la mémoire de l’univers, pour revenir aux origines de l’Akasha, à cette notion de mémoire universelle et aux enseignements qui ont nourri ma propre découverte.

L’Oracle des Mémoires Akashiques, pour découvrir une autre manière d’approcher cet univers, à travers les cartes et les symboles de l’oracle créé par Don Ernesto Ortiz.

Si vous souhaitez rester en lien avec les prochains Feux Partagés,
vous pouvez les recevoir ici.

Frédérick Manna
Le Feu Partagé

Ces mots poursuivent leur chemin. Merci d’en respecter la source.

 

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