Avant de dire Oui…

Couple au bord de la mer avant un rite de passage vers le mariage

Il y a quelque chose d’assez étrange dans une tradition que nous connaissons tous et dont nous ne questionnons presque plus les mots : quelques semaines ou quelques jours avant de se marier, nous organisons encore un enterrement de vie de jeune fille ou un enterrement de vie de garçon.

Aujourd’hui, cela évoque surtout une journée ou un week-end entre amis, une fête, parfois un voyage, quelques défis, beaucoup de rires et souvent quelques excès que l’on s’autorise justement parce que ce serait « la dernière fois ». Et il n’y a rien de mal à cela.

Mais derrière le mot enterrement, il reste malgré tout quelque chose qui nous intrigue, comme la trace d’un sens plus ancien que nous aurions conservé dans notre vocabulaire tout en oubliant peu à peu ce qu’il venait réellement raconter.

Car pourquoi parler d’un enterrement avant un mariage ? Qu’est-ce qui devrait mourir ? Qu’est-ce que nous sommes supposés laisser derrière nous ? Et surtout, si quelque chose se termine, qu’est-ce qui est appelé à naître ensuite ?

Quitter avant d’entrer

Dans de nombreuses traditions, les grands changements de l’existence n’étaient pas seulement vécus comme des événements, ils étaient marqués par des passages. On quittait une place avant d’en prendre une autre, on se séparait symboliquement de ce qui avait été pour traverser un espace particulier, puis on était accueilli autrement dans ce qui venait. Les formes pouvaient être extrêmement différentes selon les peuples, les cultures, les religions et les époques, et il ne s’agit certainement pas aujourd’hui de les reproduire ou de prétendre retrouver une tradition originelle qui aurait été perdue.

Ce qui nous intéresse est beaucoup plus simple : cette intuition ancienne selon laquelle avant d’entrer pleinement dans quelque chose de nouveau, il peut être nécessaire de reconnaître ce que l’on quitte.

Le mariage portait autrefois ce passage d’une manière beaucoup plus visible qu’aujourd’hui. Pour beaucoup, et particulièrement lors d’un premier mariage vécu jeune, il pouvait correspondre au départ du foyer familial, à la création d’un nouveau foyer, à une nouvelle place dans la famille et dans la société, parfois au début de la vie commune elle-même. Le mariage, la maison, le couple et bientôt les enfants pouvaient alors appartenir à un même mouvement. Il existait réellement un avant et un après.

Notre manière de vivre a profondément changé et, avec elle, l’ordre de ces passages. Nous faisons souvent des études plus longues, nous quittons la maison familiale, devenons indépendants, connaissons plusieurs relations, voyageons, travaillons, construisons notre vie, puis rencontrons quelqu’un avec qui nous nous installons. Nous pouvons vivre ensemble pendant cinq ou dix ans, acheter une maison, avoir des enfants et seulement ensuite décider de nous marier.

Certains se remarient après avoir déjà traversé une première union et parfois une séparation. Il n’y a plus un ordre unique, et c’est probablement une liberté précieuse.

Mais le passage, lui, a-t-il réellement disparu ?

Ou s’est-il simplement déplacé ?

Pourquoi voulez-vous vous marier ?

C’est peut-être l’une des premières questions que nous aurions envie de poser à deux personnes qui viennent nous parler de leur mariage.

Pourquoi voulez-vous vous marier ?

La réponse peut sembler évidente et pourtant, lorsqu’on laisse quelques secondes de silence après la question, elle ne l’est plus nécessairement autant. Parce que c’est la tradition. Parce que nous voulons être mariés. Parce que cela fait longtemps que nous sommes ensemble et qu’il est temps. Parce que nos familles l’attendent. Parce que nous voulons porter le même nom. Pour nos enfants. Pour nous sentir pleinement une famille. Pour protéger l’autre. Parce que nous avons toujours imaginé ce jour. Parce que nous voulons nous engager l’un envers l’autre devant ceux que nous aimons. Ou simplement parce que nous nous aimons et que nous avons envie de dire oui à cette histoire.

Il n’y a probablement pas de bonne réponse à cette question, et ce n’est pas ce qui nous intéresse. Ce qui nous intéresse, c’est qu’elle soit posée.

Parce qu’à partir du moment où le mariage ne correspond plus nécessairement au commencement de la vie à deux, il peut devenir autre chose : un moment choisi pour acter un passage qui, parfois, a déjà commencé depuis longtemps.

Et peut-être est-ce justement pour cela qu’il mérite que l’on s’y arrête.

Nous avons gardé l’enterrement

C’est ici que nos fameux enterrements de vie de jeune fille et de garçon deviennent intéressants. Nous avons conservé l’idée qu’avant le mariage, il fallait marquer quelque chose, réunir les amis, séparer parfois les futurs mariés et vivre un moment différent du quotidien. Mais ce temps est progressivement devenu essentiellement festif, avec cette idée parfois amusante que tout serait presque permis pendant quelques heures avant de revenir à la vie sérieuse.

Encore une fois, pourquoi pas ? La fête a sa place, le rire aussi, l’excès parfois, et nous n’avons aucune envie de remplacer cela par une journée grave où chacun devrait méditer sur le sens profond de son existence avant d’avoir le droit de se marier.

Mais nous nous sommes demandé s’il ne manquait pas quelque chose.

Nous avons gardé l’enterrement, mais peut-être avons-nous oublié la renaissance.

Parce que si nous prenons réellement le mot au sérieux, même simplement comme un symbole, alors ce moment pourrait être beaucoup plus qu’une dernière fête avant le mariage. Il pourrait devenir un espace où chacun regarde ce qu’il souhaite emmener avec lui dans cette nouvelle étape de sa vie, ce qu’il ne souhaite plus porter de la même manière, ce qu’il a appris de ses histoires précédentes, de sa famille, de ses peurs, de ses habitudes, et ce qu’il choisit désormais de construire.

Non pas pour effacer ce qui était avant. Non pas pour devenir quelqu’un d’autre. Mais pour ne pas entrer dans quelque chose de nouveau avec toutes ses valises encore fermées, sans même savoir ce qu’elles contiennent.

Préparer le mariage… ou se préparer au mariage ?

Nous pouvons passer un an, parfois davantage, à préparer un mariage. Choisir un lieu, une date, une robe, un costume, les alliances, les fleurs, les invitations, le repas, la musique, les photographes, les témoins, le plan de table et tous ces détails qui feront de cette journée un moment dont nous nous souviendrons.

Mais au milieu de tout cela, combien de temps consacrons-nous réellement à nous préparer au mariage ?

Pas à la journée.

À la relation.

À cet autre que nous avons choisi et que, même après plusieurs années, nous ne comprenons peut-être pas toujours aussi bien que nous le croyons.

Car aimer quelqu’un et savoir reconnaître la manière dont il nous aime sont deux choses différentes.

Nous n’avons pas tous la même façon d’aimer, ni la même manière de nous sentir aimés. Certains ont besoin des mots, d’entendre que l’autre les aime, qu’il les trouve beaux, qu’il est fier d’eux ou simplement qu’ils comptent. D’autres parlent davantage par leurs gestes, par les petites attentions, par tout ce qu’ils font silencieusement pour faciliter la vie de celui ou celle qu’ils aiment. D’autres encore ont besoin de temps partagé, de présence, de toucher, de proximité ou de ces cadeaux qui ne valent pas tant pour ce qu’ils coûtent que parce qu’ils disent : j’ai pensé à toi.

Et très souvent, nous aimons l’autre dans la langue que nous aimerions nous-mêmes recevoir.

Alors imaginez simplement une femme qui a besoin de mots et un homme qui aime par ses attentions. Elle attend qu’il lui dise ce qu’il ressent, tandis que lui prépare son café le matin, pense à faire le plein de sa voiture, répare ce qui doit l’être, s’occupe de mille petites choses et se dit que tout cela montre évidemment combien il l’aime. Elle peut finir par penser qu’il ne lui dit plus rien, qu’il s’éloigne, qu’il ne l’aime peut-être plus comme avant. Lui peut finir par penser que, quoi qu’il fasse, ce n’est jamais assez et qu’elle ne voit rien de tout ce qu’il donne.

Et pourtant, ils peuvent s’aimer profondément.

Ils ne parlent simplement pas la même langue.

À force de ne pas savoir la traduire, quelque chose peut s’user. Les doutes de l’un réveillent les peurs de l’autre, les réactions de l’autre nourrissent à leur tour les doutes du premier, et chacun finit parfois par regarder ce qui se passe depuis ses propres blessures plutôt que depuis ce que l’autre essayait réellement de dire.

C’est peut-être l’une des choses les plus simples et les plus précieuses que l’on puisse apprendre avant de dire oui : comment l’autre aime-t-il, et comment a-t-il besoin d’être aimé ?

Car lorsque je commence à mieux comprendre l’autre et que j’apprends aussi à me comprendre, certains de ses gestes peuvent prendre un autre sens. Ce que je recevais comme de la distance peut parfois cacher une peur, ce que je prenais contre moi peut être l’expression d’une détresse, et ce que j’attendais de lui n’était peut-être tout simplement pas sa manière à lui de me dire qu’il m’aime. Cela ne signifie pas tout accepter, tout excuser ou se perdre soi-même au nom de l’amour, mais cela peut permettre à l’amour d’aller parfois au-delà de nos propres doutes et de nos propres peurs, de pardonner lorsque cela est possible et, surtout, de continuer à nourrir la relation plutôt que de l’épuiser dans des malentendus que personne ne sait plus décoder.

Prendre un temps avant

C’est autour de cela que notre réflexion a commencé à prendre une forme différente.

Et si, avant le mariage, les futurs mariés s’offraient réellement un temps pour eux ?

Pas nécessairement seuls, d’ailleurs. Au contraire, peut-être entourés de ces amis, de ces témoins, de ces frères, de ces sœurs ou de ces proches qu’ils avaient justement choisis pour les accompagner dans cette période.

Un temps où chacun pourrait regarder l’endroit où il en est, comprendre certaines de ses façons d’aimer et celles de son ou sa partenaire, ouvrir un espace de parole autour de ce qui l’habite, de ce qui lui fait peur peut-être, de ce qu’il souhaite préserver, de ce qu’il ne souhaite plus emmener de la même façon dans la relation et de ce qu’il aimerait voir grandir.

La manière dont cela se ferait ne peut pas être écrite à l’avance, et c’est important pour nous.

Parce que chaque couple arrive avec son histoire, chaque personne avec la sienne, et ce qui aurait du sens pour l’un pourrait n’en avoir aucun pour l’autre. Il ne s’agit donc pas de proposer une série d’exercices que tout le monde devrait accomplir avant d’obtenir symboliquement le droit de passer à l’étape suivante, mais de créer un espace à partir de ce que les personnes sont réellement, de ce qu’elles vivent et de ce qu’elles nous auront partagé auparavant.

Il peut y avoir de la parole, du mouvement, du corps, de la respiration, du silence, du rire, de la nature, des gestes symboliques, parfois du feu ou simplement quelque chose de très simple auquel nous n’aurions pas pensé avant de les rencontrer.

Ce qui compte n’est pas la forme.

C’est ce qu’elle permet de traverser.

Se séparer pour mieux se retrouver

Nous imaginons aussi ces temps avec un moment où les futurs mariés peuvent cheminer séparément, chacun accompagné par une partie de leurs proches, non pas selon une règle qui imposerait nécessairement les femmes d’un côté et les hommes de l’autre, mais selon ce qui correspond réellement au couple, à son histoire, à ses amis et à ceux qui l’entourent.

Meily et moi pouvons alors ouvrir deux espaces différents, construits à partir de ce que nous aurons découvert avec eux auparavant. Pendant quelques heures, chacun peut prendre le temps de revenir à lui, de parler autrement, d’écouter aussi ce que ceux qui le connaissent depuis longtemps ont à lui dire, de regarder ce qu’il apporte dans cette union et peut-être de laisser quelque chose se déposer.

Les proches ne sont alors plus seulement ceux avec lesquels on fait la fête avant le mariage. Ils deviennent aussi ceux qui voient le passage, ceux qui connaissent une partie du chemin parcouru, ceux qui peuvent accompagner, soutenir, témoigner, parfois dire quelques mots que l’on n’avait jamais pris le temps de dire.

Puis vient le moment de se retrouver.

Et ce moment-là nous touche particulièrement.

Parce qu’après avoir passé une partie de la journée séparément, après avoir parlé, compris, déposé, ri parfois, peut-être pleuré aussi, nous aimerions que les deux personnes puissent revenir l’une vers l’autre un peu plus légères, plus sereines, davantage alignées avec elles-mêmes et avec le cœur un peu plus ouvert.

Presque comme si elles se rencontraient pour la première fois.

Non pas parce que l’autre aurait changé en quelques heures.

Mais parce que notre manière de le regarder, elle, peut changer.

Ce retour peut alors être marqué par un temps partagé, un espace symbolique, un feu, une cérémonie ou tout autre geste que nous aurons imaginé ensemble. Il ne s’agit pas de célébrer leur union à la place du mariage qui viendra ensuite, mais simplement de refermer ce qui vient d’être traversé et de permettre à chacun de retrouver l’autre depuis cet endroit nouveau.

Et si le oui devenait une question ?

Il y a aussi quelque chose que nous devons accepter si nous voulons que cet espace soit sincère.

Prendre le temps de regarder réellement son couple, de se regarder soi-même, de parler de ses peurs, de ses attentes et de ce que signifie cet engagement peut conforter profondément l’envie de se marier. Cela peut rendre le oui plus évident, plus paisible, peut-être plus libre.

Mais cela peut aussi faire apparaître des questions.

Et peut-être même, pour certains, faire apparaître un non.

Ce n’est évidemment pas ce que nous cherchons, et nous ne sommes pas là pour décider si deux personnes doivent ou non se marier. Mais nous ne voulons pas non plus créer un espace dont la conclusion serait écrite avant même d’avoir commencé.

Se préparer à dire oui ne signifie pas apprendre à dire oui à tout prix.

Cela signifie peut-être simplement se donner la possibilité de regarder ce qui est réellement là, sans devoir immédiatement le rendre beau, sans devoir correspondre à ce que les autres attendent et sans oublier que derrière le mariage, il y a d’abord deux êtres qui ont choisi de marcher ensemble.

Et si une question importante doit apparaître, alors il vaut peut-être mieux qu’elle puisse être entendue avant.

 

Parce qu’un oui n’a réellement de sens que s’il est encore possible de dire non.

À propos des tarifs

La Traversée

3 à 4 heures — généralement 6 à 8 personnes

Une Traversée se construit autour de la personne, de son histoire et de ce qu’elle s’apprête à vivre. Elle peut être imaginée avec ses témoins, ses amis ou quelques proches, et trouver sa place dans les semaines ou les jours qui précèdent le mariage.

Il n’existe pas de déroulement prédéfini : nous préparons ce temps à partir de ce que vous nous aurez partagé, des personnes qui seront présentes et de ce qui nous semble juste d’ouvrir avec vous. Il peut être vécu comme un temps à part entière ou venir prendre place au cœur d’un EVJF ou d’un EVG déjà organisé.

749 € + 79 € par personne
+ frais éventuels de déplacement et d’hébergement

Le Rite de Passage

6 à 7 heures

Une journée permet d’ouvrir un espace beaucoup plus large, de ne pas avoir à précipiter ce qui se présente et de laisser alterner les temps de parole, les expériences, les moments avec les proches et ceux vécus plus intérieurement.

Selon le couple et ce que nous aurons préparé ensemble, chacun peut aussi cheminer séparément pendant une partie de la journée, accompagné par ses proches, avant que les deux espaces ne se rejoignent. Non pas pour rejouer avant l’heure la cérémonie du mariage, mais pour marquer ensemble ce qui vient d’être traversé et permettre aux futurs mariés de se retrouver autrement.

Là encore, rien n’est reproduit d’un couple à l’autre. La journée se construit à partir de ceux qui vont la vivre.

1 249 € + 129 € par personne
+ frais éventuels de déplacement et d’hébergement

La Traversée du Seuil

Préparation en amont + création sur mesure + une journée

Ici, le passage commence bien avant le jour lui-même.

Nous prenons davantage de temps avec le couple pour entrer dans son histoire, comprendre ce qui l’amène, ce que chacun traverse, ce qu’ils souhaitent ouvrir ensemble et ce qui mérite peut-être d’être regardé séparément. À partir de cette matière, nous imaginons entièrement leur Traversée, les différents espaces de la journée, la place des proches et la manière dont les deux chemins pourront finalement se rejoindre.

Il ne s’agit donc plus seulement de choisir un format, mais de créer un passage qui n’existait pas avant de vous rencontrer et qui ne sera probablement jamais reproduit de la même manière.

À partir de 3 199 €
+ frais éventuels de déplacement et d’hébergement

Et parfois, partir ailleurs

Il existe enfin des passages pour lesquels quelques heures ou une journée ne sont peut-être pas ce que nous avons envie d’imaginer.

Parce qu’un couple peut aussi ressentir le désir de s’éloigner réellement de son quotidien, de choisir un lieu particulier, de partir avec quelques personnes qui comptent profondément pour lui et de faire de cette Traversée une expérience à part entière.

C’est dans cet esprit que nous pouvons imaginer une Immersion de Seuil.

L’Immersion de Seuil

Deux jours – une nuit – en France ou ailleurs

Ici, il n’existe presque plus de cadre préalable.

Nous choisissons avec vous une destination et un lieu qui ont du sens, puis nous construisons autour de votre histoire une expérience entièrement privative, pensée pour vous et pour les quelques personnes que vous aurez choisi d’emmener dans cette traversée.

Le voyage, le lieu, les temps vécus ensemble, les espaces de séparation et de retrouvailles, les pratiques, les repas, le feu ou ce que l’environnement lui-même nous permettra d’imaginer deviennent alors les différentes parties d’une même expérience.

Cela peut être une maison isolée en montagne, un lieu au bord de la mer, un domaine, une terre qui vous appelle depuis longtemps ou quelque chose que nous découvrirons ensemble.

Il ne s’agit plus vraiment de venir participer à un rite.

Il s’agit de partir vivre un passage.

Parce que cette proposition est entièrement créée pour vous, sa forme, sa destination et son organisation se construisent ensemble.

À partir de 5 800 €
Notre accompagnement et notre hébergement sont inclus. Voyage, lieu, hébergement des participants et autres frais liés à la destination sont définis selon le projet.

Et si je ne sais pas quelle formule choisir ?

Pour ces quatre propositions, nous intervenons comme accompagnants de la Traversée. Nous ne vous imposons donc ni lieu, ni hébergement, ni restauration.

Une maison de famille, un gîte réservé pour quelques jours, un domaine, un lieu choisi pour l’EVJF ou l’EVG, un espace en pleine nature lorsque les conditions le permettent… le lieu fait lui aussi partie de votre histoire et reste votre choix.

Sa réservation, les repas éventuels ainsi que l’organisation matérielle du groupe restent à votre charge. De notre côté, lorsque la distance le nécessite, seuls nos frais de déplacement et éventuellement d’hébergement viennent s’ajouter au tarif indiqué.

Ces cadres sont là pour que les choses soient claires dès le départ, pas pour transformer ce que nous proposons en catalogue. Derrière un même nombre d’heures, deux Traversées pourront être profondément différentes parce que les personnes, les histoires et ce qui demande à être vécu ne seront jamais les mêmes.

Et c’est probablement pour cela que le premier pas ne consiste pas à choisir entre quatre propositions.

Il commence plutôt par quelques mots échangés et par cette question qui peut sembler toute simple, mais qui ouvre déjà beaucoup de choses :

 

Pourquoi voulez-vous vous marier ?

 

Peut-être que tout commence là.

Non pas pour trouver la bonne réponse, ni celle que l’on devrait donner, mais pour que le jour où viendra le moment de dire oui, ce oui puisse être un peu moins celui de la tradition, de l’habitude ou de ce qui devait arriver, et un peu plus celui de deux personnes qui se connaissent, qui apprennent encore à se comprendre, qui savent qu’elles ne parleront pas toujours la même langue mais qui ont décidé d’apprendre à se traduire.

Deux personnes qui auront aussi pris le temps de regarder ce qu’elles souhaitent emmener avec elles, ce qu’elles peuvent laisser derrière, et qui pourront peut-être, après cette Traversée, se retrouver avec quelque chose de plus léger, de plus serein, le cœur un peu plus ouvert.

Presque comme si elles se rencontraient une nouvelle fois.

Et avant d’entrer ensemble dans ce qui vient, regarder vraiment l’autre et savoir un peu mieux pourquoi, bientôt, elles lui diront :

oui.

Peut-être que cette lecture a ouvert une question, une envie, ou simplement une autre manière de regarder ce moment qui précède le mariage.

Si vous avez envie d’imaginer ce que pourrait être votre propre passage, racontez-nous simplement où vous en êtes, ce qui vous amène ici et, peut-être, ce que signifie pour vous ce oui qui approche.

La suite peut commencer par quelques mots.

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Frédérick Manna
Le Feu Partagé

Ces mots poursuivent leur chemin. Merci d’en respecter la source.

 

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